L’Eglise de l’Unité décide sa pleine communion avec le Pape François

La primauté pontificale dans l’Église catholique est une doctrine « de foi » qui consiste à reconnaître le pape comme successeur de Saint Pierre Apôtre, aussi bien sur le Siège Métropolitain de Rome que comme chef du collège épiscopal. Pour les catholiques, cette primauté est aussi bien de juridiction que d’honneur.

Le pape Étienne Ier (pontificat de 254 à 257) était le premier à revendiquer cette primauté.

La doctrine de la primauté pontificale s’appuie sur le passage 16,18 de l’évangile selon Matthieu dans lequel Jésus de Nazareth dit à Simon-Pierre : « Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon  Église. »

Cette doctrine est devenue la source de conflits avec l’Orient chrétien puis, plus tard, en Occident même au point de générer plusieurs schismes.

Suivant l’exégèse catholique officielle, le Christ aurait désigné « explicitement » Pierre comme le chef de son Église : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église » (Mt 16, 18).

Les églises orthodoxes et protestantes réfutent cette interprétation. Selon elles, Jésus « bâtit son Église » sur la confession de Pierre (« Tu es le Christ, Fils de Dieu ») et sur cette conviction de foi personnelle et non sur un homme. Ainsi, les exégètes sont divisés sur l’authenticité des versets 17 à 19 de Mt 16 – en particulier Mt 16,18 – sur lesquels est basée la doctrine de foi sur la primauté pontificale d’honneur et de juridiction.

La revendication de l’autorité du Pape comme successeur de Pierre s’est affirmée durant le pontificat du Pape Damase Ier (366-384).

En 1054, le pape Léon IX envoie une délégation auprès de l’empereur byzantin pour solliciter une aide militaire contre les Normands qui deviennent très menaçants en Italie du Sud. Le chef de la délégation pontificale, le cardinal Humbert de Moyenmoutier, entre en conflit sur des questions religieuses avec le Patriarche de Constantinople Michel Cérulaire. Le 16 juillet 1054, ce cardinal excommunie le patriarche et le 24 juillet 1054, le Patriarche Michel Cérulaire excommunie le pape Léon IX alors que la mort de ce dernier est survenue le 19 avril 1054.

L’Église de l’Unité déclare le schisme de 1054 nul et de nul effet : le Saint Pape Léon IX (mandant du cardinal Humbert de Moyenmoutier qui a excommunié le 16 juillet 1054 le Patriarche de Constantinople) était mort avant cette excommunication.

L’excommunication du Saint Pape Léon IX par le Patriarche de Constantinople a eu lieu le 24 juillet 1054 (soit plus de trois mois après sa mort). Cela viole le principe de l’extinction des poursuites pénales.

Dans l’Église de l’Unité le clergé orthodoxe et le clergé catholique concélèbrent ensemble la Sainte Liturgie et  communient ensemble au Corps et au Sang du Christ.

Il en est de même pour tout évêque et prêtre dotés d’une filiation apostolique reconnue.

L’Église de l’Unité donnera la priorité à l’Évangile afin de garder sa neutralité face à toutes les autres Églises.

La neutralité de l’Église de l’Unité désigne :

  • Son positionnement volontaire de non-engagement dans les conflits qui opposent l’Église catholique aux autres Églises sœurs ;

  • Son choix d’une vigilance parfaitement pacifique vis-à-vis de toutes les Églises ;

  • Son absence d’implication avec une attitude de passivité totale et inconditionnelle.

La médiation de l’Église de l’Unité impose une neutralité qui caractérise son positionnement par rapport au sujet abordé par les Églises en conflit.

La neutralité est un principe fondateur de l’Église de l’Unité : toute intrusion partisane d’une Église doit être exclue.

Sa Sainteté le Pape François a livré le lundi 09 octobre 2017 une petite réflexion à ce sujet devant les Patriarches et Archevêques majeurs des Églises catholiques orientales en disant : « je suis convaincu qu’il faut donner une impulsion et valoriser dans l’Église le lien qui lie la collégialité au primat de Pierre, pour exercer une « primauté diaconale », celle du Serviteur des serviteurs de Dieu » (cf. La Croix du mardi 10 octobre 2017, page 21).

L’Église de l’Unité se réfère à l’Église telle qu’elle est décrite dans les actes des Apôtres.

C’est l’Église qui confirma la foi apostolique et la répandit sur toute la terre.

L’Église de l’Unité est fondée sur le Verbe, sa Tête, et sur Marie, la Vierge Immaculée, notre Mère.

Elle a pour mission l’union des Églises dans une parfaite unité avec le Christ Jésus.

L’Église de l’Unité a fondé l’Organisation des Églises Unies et a publié sa Charte le 10 octobre 2017.

Elle est libre, indépendante, souveraine et dotée d’une parfaite autonomie.

 

L’Église de l’Unité adhère donc à cette « primauté diaconale », la reconnaît aussi bien de juridiction que d’honneur et déclare sa pleine communion avec le Chef de l’Église catholique.

Fait en Notre Siège Apostolique, le 24 novembre 2017.

 

  • Benjamin I

  

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